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Médiathèque Le blé en herbe - Erquy

murmures dans un megaphone« Lorsque vous décidez de vivre, d’enfin vivre, tout un monde de possibilités s’ouvre devant vous, affolant et immense, mais où est Le pont qui mène à ce monde, quelqu’un voit un pont ? »

Miriam, 35 ans vit seule, enfermée dans sa maison depuis trois ans, Incapable de franchir le seuil de sa porte et d’affronter le monde extérieur qui la terrorise. Ses seuls contacts sont Fenella, son unique amie et Boo, son voisin qui ferait tout pour lui rendre service. Sa mère, Frances Delaney, disparue brutalement était une femme manipulatrice voire machiavélique. Ses mensonges perfides ont enfermé Miriam dans la solitude et l’ont maintenue sous sa coupe. Difficile presque insurmontable pour Miriam d’acquérir suffisamment de confiance et d’estime de soi pour aller vers les autres ! Ralph, la quarantaine se retrouve en plein désarroi lorsqu’il s’aperçoit que Sadie, sa femme, étale sans vergogne leur vie privée sur les réseaux sociaux. Au début de leur rencontre Ralph était un jardinier insolite qui passait plus de temps à écouter ses clients qu’à jardiner. Il est devenu psychothérapeute pour faire plaisir à Sadie mais entre-temps Ralph s’est perdu de vue. La rencontre entre Miriam et Ralph peut paraître aussi improbable que celle de la carpe et du lapin. Néanmoins elle provoque le déclic salutaire qui va leur permettre de sortir de la routine dans laquelle chacun s’était englué.

« Méfie-toi de la folie qui se donne des airs de normalité pense Miriam. Elle est partout. »

Pas de temps morts dans la narration qui alterne dialogues, récits et monologues intérieurs souvent cocasses. D’une plume légère mais teintée d’ironie douce-amère, Rachel Elliott excelle à débusquer le petit grain de folie enfoui en chacun de ses personnages. Elle met l’accent sur les choix que l’on fait au sortir de l’adolescence et qui souvent déterminent les décennies à venir. Ces décisions que l’on prend plus souvent en fonction de ce que l’on croit devoir faire plus qu’en suivant un réel désir. Le titre « murmures dans mégaphone » m’a d’emblée intriguée et amusée mais il faut atteindre les dernières pages pour en saisir le sens !

(Françoise)

 

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